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Ordres de grandeur et... civisme

Quelle distance y a-t-il de la consommation à actuelle  à une consommation compatible avec le développement durable?


Il importe de tenir compte des ordres de grandeur dans la lutte contre le changement climatique. Pas de solution aussi longtemps que l'on ne privilégiera pas, dans le discours, les nécessités majeures par rapport aux mesures d'impact mineur.
Si l'on observe les "personnalités" pour qui la télévision est une tribune, ainsi que la population générale, l'on reconnaît deux faits, dont le premier est le suivant: on entretient "le syndrome de la goutte d'eau." La prise de conscience, bien rare, de l'impact individuel sur l'environnement suffit-elle à induire un changement de comportement tel que le consommateur réduise son train de vie énergétique? Il semble, sauf exception, que non. On ramène  souvent la question environnementale à un problème technologique, ou bien l'on borne le champ des actions possibles au domaine de la décision politique (sauf à prôner des gestes dérisoires), et, dans les deux cas, méfions nous du rejet pur et simple de la responsabilité individuelle.   La manière de consommer étant devenu plus déterminante pour l'avenir du monde que de voter, est-il défendable de plaider l'insignifiance de notre propre "suffrage économique"? C'est-à-dire: dire "moi seul, ça ne change rien! C'est une goutte d'eau dans un océan.  

 Le second fait absurde est ce que l'on pourrait nommer "le syndrome de l'ampoule". (Penser polluer beaucoup moins en changeant d'ampoules...). Cela consiste à ignorer ce qui est réellement insignifiant.Même les discours de sensibilisation peuvent en être l'exemple: "Il n'y a pas de petit geste pour la planète quand on est 60 000 000 à les faire." Peut-on maintenant croire que l'insignifiance à l'échelle individuelle est d'impact significatif à l'échelle collective? A quoi doit-on ce mépris des ordres de grandeur? La encore, on évite soigneusement de trop impliquer la responsabilité individuelle.

Il serait par contre jugé excessif de renoncer, quand il est possible, au transport aérien...

Conclusion?

Dans les deux cas méfions nous de notre tendance à nous dédouaner. La position la plus juste, qui n'est pas encore dans notre culture civique, est de demander à chacun un effort significatif (quitte à ce qu'il soit progressif).Mais, outre l'exemplarité, qui ne donnerait pas de résultat à grande échelle, que peut le citoyen averti? 

Amender nos habitudes.

1. >   Soutenir la mise en place des instruments économiques capables d'infléchir les consommations  collectives et personnelles en hydrocarbures: les taxes sur les combustibles fossiles sont est au premier rang d'entre eux. Comme nous nous attacherons à le montrer, celle-ci est tout sauf le fruit d'une approche politique ou idéologique, bien au contraire, mais potentiellement  un levier économique de l'action publique et collective nationale. Elle ne date pas d'hier, et la majorité des économistes y est de plus en plus favorable. (Y compris beaucoup des plus renommés d'entre eux.) Nous montrerons pourquoi.

2. >  Ayant pris conscience de ses  propres émissions, opérer des changements éclairés et efficaces dans ses habitudes de consommation.

Ainsi, pour toute personne consciente de l'impérative nécessité d'une action forte, deux dégrés d'action sont possibles. Celui de l'opinion et celui de l'action individuelle.

Il est en tous les cas du devoir de chacun d'étendre le débat: faisons ensemble le travail de l'opinion.

 

M.Thomas.